Santé publique France vient d’annoncer une nouvelle étape dans la lutte contre le mésothéliome pleural, une maladie grave largement associée à l’exposition à l’amiante. À travers un appel à candidatures, l’agence souhaite renforcer la surveillance des conditions dans lesquelles les patients contractent cette maladie rare mais agressive.
Un réseau national de surveillance renforcé
Depuis 1998, Santé publique France est à la tête du programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM), conformément aux réglementations du code de la santé publique. Face aux défis modernes de l’exposition à l’amiante, mais aussi à d’autres substances telles que les fibres minérales artificielles et le kevlar, l’agence adopte une approche proactive pour mieux cerner les conditions d’exposition.
Objectifs de l’appel à candidatures
Le nouvel appel à candidatures vise à sélectionner des Centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales (CRPPE) qui joueront un rôle clé dans la mission de surveillance. Il s’agit de :
- Effectuer des enquêtes approfondies sur les expositions des patients au mésothéliome pleural.
- Recueillir des données exhaustives sur l’exposition professionnelle, extra-professionnelle, et environnementale à des substances potentiellement dangereuses.
- Assurer la coordination nationale de la collecte de données, leur analyse et leur centralisation dans une base nationale.
Rôle des CRPPE
Les CRPPE sélectionnés seront mandatés pour enquêter directement sur le terrain auprès des patients, utilisant des questionnaires précis pour collecter des informations essentielles. Quatre de ces centres, appelés « CRPPE référents interrégionaux », devront couvrir l’ensemble du territoire français, y compris les départements et régions d’outre-mer (DROM).
Coordination et centralisation des données
Un centre particulier, désigné comme le « CRPPE Coordinateur », aura la charge de l’animation nationale, du travail d’expertise ainsi que de l’hébergement des données collectées. Ce centre devra veiller à ce que toutes les informations soient intégrées de manière cohérente dans une base de données centralisée.
Les modalités de candidature
Cette initiative est ouverte aux CRPPE qui souhaitent participer à la campagne de surveillance pour un mandat allant du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028. Le dossier de candidature doit inclure :
- Une présentation synthétique du centre candidat et de ses capacités.
- Des éléments concernant l’organisation et le programme de travail proposé.
- Une proposition financière détaillant le budget prévu pour l’accomplissement de la mission.
Calendrier et processus de sélection
Les dossiers doivent être soumis avant le 26 novembre 2025. Les candidats retenus seront annoncés peu après, permettant de préparer le début du programme en 2026. Les candidats devront démontrer leur capacité à répondre aux exigences techniques et scientifiques posées par Santé publique France.
Les attentes pour le futur
Cette initiative vise à créer un réseau de surveillance capable de réagir rapidement aux défis posés par l’exposition à des agents pathogènes comme l’amiante. En centralisant et en analysant les données recueillies, les autorités espèrent non seulement mieux comprendre la maladie, mais aussi développer des stratégies préventives plus efficaces.
Ainsi, cet appel à candidatures apparaît comme une formidable opportunité pour les CRPPE de s’impliquer activement dans la réduction des risques liés au mésothéliome pleural. Cela leur permet de contribuer à un effort crucial pour la santé publique, tout en renforçant leur propre expertise et capacités d’intervention.