Santé Quotidien, votre actualité santé et bien-être

Hiver 2025-2026 : masques, lavage des mains et aération — reprenons les gestes qui protègent

Face aux épidémies respiratoires hivernales, santé publique et assurance maladie rappellent l'importance du port du masque, du lavage des mains et de l'aération régulière des pièces. Ces gestes simples, complémentaires à la vaccination, réduisent les risques d'infection pour chacun et pour les personnes les plus vulnérables.

L’hiver rime souvent avec augmentation des infections respiratoires : grippe, bronchiolite, Covid-19 et autres virus circulent plus activement lorsque les températures baissent et que les lieux clos sont plus fréquentés. Pour limiter la transmission et protéger les personnes les plus fragiles, il est essentiel de retrouver le reflexe des gestes barrières : porter un masque dès les premiers symptômes, se laver les mains régulièrement et aérer les pièces. Ces mesures, simples et accessibles, complètent l’efficacité des campagnes de vaccination et contribuent à diminuer la pression sur les services de santé.

Pourquoi ces gestes restent essentiels

Les virus respiratoires se propagent principalement par gouttelettes et aérosols émis lorsque l’on parle, tousse ou éternue. En réduisant la quantité de particules émises dans l’air et en coupant les chaînes de transmission, le port du masque, le lavage des mains et la ventilation des espaces diminuent le risque qu’une infection se propage au sein d’un foyer, d’une école, d’un lieu de travail ou d’un établissement de santé.

L’hiver 2024-2025 a rappelé la fragilité de notre système de protection collective : une épidémie de grippe précoce et d’intensité élevée a fortement mobilisé les structures sanitaires et provoqué un bilan lourd chez les plus de 65 ans. Parallèlement, des enquêtes montrent une baisse notable de l’application des gestes barrières dans la population. Il est donc urgent de réinsuffler ces réflexes, non pas comme une contrainte permanente mais comme des habitudes utiles et ponctuelles, adaptées aux situations à risque.

Les trois gestes prioritaires à adopter

Les autorités sanitaires recommandent aujourd’hui la mise en œuvre systématique de trois gestes simples en période hivernale et lors d’apparition de symptômes :

  • Mettre un masque dès les premiers symptômes (toux, fièvre, écoulement nasal) et en présence de personnes fragiles ;
  • Se laver souvent et correctement les mains, au savon ou avec une solution hydroalcoolique ;
  • Aérer régulièrement les pièces pour renouveler l’air intérieur et diminuer la concentration de virus en suspension.

Port du masque : quand et comment

Porter un masque protège à la fois ceux qui portent le masque et les personnes autour. Il est recommandé :

  • de porter un masque dès l’apparition de symptômes respiratoires (même légers) ;
  • de le porter en présence de personnes vulnérables (âgées, immunodéprimées, femmes enceintes) ;
  • de l’utiliser dans les lieux très fréquentés ou mal ventilés pendant les pics épidémiques.

Conseils pratiques : privilégier un masque chirurgical bien ajusté ou un masque de type FFP2 pour les personnes à risque ou en contact avec des personnes fragiles. Le masque doit couvrir le nez et la bouche, être changé s’il est humide ou souillé et jeté ou conservé selon les recommandations d’élimination ou de stockage temporaire. Dans le cas des nourrissons, éviter le port du masque sur le bébé même si les proches portent un masque ; la protection se fait par la vaccination et la réduction des risques d’exposition.

Lavage des mains : technique et fréquence

Le lavage des mains reste l’un des moyens les plus efficaces pour limiter la transmission des virus et des bactéries. Il doit être réalisé :

  • avant de préparer ou de consommer des aliments ;
  • après avoir éternué, toussé ou s’être mouché ;
  • après s’être occupé d’une personne malade ;
  • après être allé aux toilettes ;
  • avant et après un soin ou une manipulation en milieu domestique.

Technique recommandée : frictionner l’ensemble des surfaces des mains avec du savon pendant au moins 20 secondes (paumes, dos des mains, entre les doigts, ongles, pouces), puis rincer et sécher. En l’absence de point d’eau et de savon, une solution hydroalcoolique d’au moins 60% d’alcool est une alternative efficace pour désinfecter les mains.

Aération : simple et puissante

Les lieux clos favorisent l’accumulation d’aérosols contenant des agents infectieux. Aérer permet de renouveler l’air intérieur et de réduire la concentration de particules virales. Il est recommandé :

  • d’aérer tous les jours, plusieurs fois par jour, pendant 10 à 15 minutes au minimum, selon la configuration des pièces et la température extérieure ;
  • de privilégier la ventilation transversale (ouvrir fenêtres opposées) lorsque cela est possible ;
  • d’augmenter la fréquence d’aération dans les lieux très fréquentés ou lors de la présence d’une personne symptomatique.

Pour les entreprises, écoles ou établissements de santé, la surveillance de la qualité de l’air par des capteurs de CO2 peut aider à repérer les pièces mal ventilées et à adapter les mesures. Même en hiver, de courtes sessions d’aération sont très efficaces et doivent être considérées comme une protection essentielle.

La campagne nationale et les populations ciblées

Depuis le 25 octobre 2025, une campagne nationale vise à encourager le retour aux gestes barrières. Elle s’adresse d’abord à la population générale, puis sera renforcée jusqu’en février 2026 pour toucher en priorité les personnes les plus à risque de formes graves : les personnes de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les nourrissons et les personnes avec des comorbidités. Les messages se déclineront en formats courts (spots TV et radio), affichage et contenus pédagogiques adaptés aux publics concernés.

L’objectif est d’accompagner la population avec des messages clairs : quand porter un masque, comment bien se laver les mains, comment aérer efficacement, et quelles alternatives utiliser en l’absence de savon (solution hydroalcoolique). Cette démarche vise à réduire la circulation des virus et à protéger en particulier les plus fragiles.

La vaccination : un complément indispensable

La vaccination reste le moyen le plus efficace pour prévenir les formes graves de certaines infections respiratoires. La campagne de vaccination automnale 2025-2026, qui s’est déroulée du 14 octobre 2025 au 31 janvier 2026, cible en priorité les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, ainsi que les résidents en établissements et les professionnels de santé.

Pour les personnes de 65 ans et plus, les vaccins recommandés peuvent inclure des formules spécifiques à meilleure protection chez les seniors. La vaccination et les gestes barrières sont complémentaires : vacciner réduit le risque de forme grave, tandis que les gestes barrières limitent la transmission et les infections non prévenues par le vaccin.

Conseils pratiques pour les foyers et les lieux partagés

  • Si un membre du foyer est malade, limiter les rapprochements physiques, porter un masque en présence de la personne malade et aérer fréquemment les pièces partagées.
  • Nettoyer régulièrement les surfaces de contact (poignées, interrupteurs) et veiller à une bonne hygiène des mains pour tous.
  • Adapter la durée d’aération à la météo : plusieurs courtes ouvertures sont préférables à une fenêtre entrouverte en continu en cas de grand froid, et la ventilation mécanique doit être maintenue si elle existe.
  • Dans les milieux professionnels, prévoir des protocoles simples en cas de pic épidémique : possibilité de télétravail, port du masque recommandé dans les espaces partagés, et communication aux salariés des gestes à respecter.

Protéger les personnes vulnérables

Les personnes âgées, immunodéprimées ou atteintes de maladies chroniques restent les plus exposées aux complications. Autour d’elles, il est important de maintenir des comportements précautionneux : se faire vacciner, éviter de se rendre auprès d’elles en cas de symptômes, porter un masque lors des visites, et maintenir une bonne aération des pièces.

Dans les établissements accueillant des personnes vulnérables, les mesures d’hygiène et de ventilation doivent être renforcées durant la saison hivernale, avec des protocoles adaptés aux résidents et au personnel soignant.

Conclusion : des gestes simples pour un impact réel

Reprendre les gestes barrières ne demande pas d’efforts exceptionnels : il s’agit d’adopter ou de retrouver quelques réflexes pratiques — porter un masque en cas de symptômes, se laver les mains régulièrement, aérer les pièces plusieurs fois par jour. Ces comportements, mis en œuvre collectivement, diminuent la circulation des virus et contribuent à protéger les plus fragiles, à préserver les capacités des systèmes de soin et à limiter les conséquences sanitaires de chaque épisode épidémique hivernal.

En hiver, la vigilance et la responsabilité individuelle sont des atouts majeurs pour protéger la santé de tous. Adopter ces gestes, les expliquer aux proches et les enseigner aux plus jeunes permettra d’en faire des habitudes durables et efficaces.

Partager l'article

Articles sur le même thème

Mésothéliome pleural — Santé publique France lance un appel à candidatures pour la surveillance nationale

Santé publique France ouvre un appel à candidatures pour sélectionner des Centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales (CRPPE) chargés de la surveillance des expositions des patients atteints de mésothéliome pleural. Date limite de dépôt des dossiers : 26 novembre 2025 à midi ; pour toute question, une adresse mail dédiée est mise à disposition.

Lire la suite