Depuis le 12 décembre 2025, une avancée significative a été réalisée dans la prévention des infections à papillomavirus humains (HPV) avec le remboursement du vaccin Gardasil 9 par l’Assurance Maladie pour les jeunes hommes et femmes entre 11 et 26 ans. Ce geste marque un effort important pour renforcer la santé publique, en tenant compte des recommandations récentes de la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vaccination de rattrapage : une étape clé
À partir de mai 2025, la HAS a recommandé l’extension du remboursement pour couvrir une vaccination de rattrapage jusqu’à l’âge de 26 ans. Ce changement majeur, qui étend le remboursement précédemment limité aux 19 ans, permet désormais à un plus grand nombre de jeunes adultes de bénéficier d’une protection essentielle contre le HPV, qui est à l’origine de nombreux cancers, notamment le cancer du col de l’utérus.
Schéma vaccinal détaillé
La vaccination avec Gardasil 9, à présent remboursée à 65 % par l’Assurance Maladie, suit un schéma en trois doses. La première injection est suivie d’une deuxième après deux mois, puis d’une troisième injection six mois après la première. Ce protocole est accessible à travers différents professionnels de santé, incluant médecins, sages-femmes, infirmiers et pharmaciens, facilitant ainsi l’accès à la vaccination.
Importance de la vaccination précoce
Bien que l’extension du remboursement soit un pas en avant significatif, la HAS continue à recommander la vaccination précoce des garçons et filles entre 11 et 14 ans. Lorsqu’effectuée à cet âge, l’efficacité du vaccin est optimale, soutenant l’idée que se protéger tôt permet de prévenir des complications plus tard dans la vie. Pour ces jeunes, seulement deux injections, espacées de six à treize mois, sont nécessaires.
De plus, depuis 2023, des campagnes de vaccination dans les collèges offrent cette protection gratuitement aux élèves en classe de cinquième. Ces initiatives visent à atteindre une couverture vaccinale maximale, minimisant ainsi le risque de transmission du virus.
HPV : un virus aux impacts sérieux
Les infections à papillomavirus humain sont extrêmement courantes, particulièrement au début de la vie sexuelle. Si la plupart des infections sont éliminées naturellement par le système immunitaire, certaines souches peuvent persister, entraînant chaque année environ 6 400 nouveaux cas de cancers. Le cancer du col de l’utérus, avec près de 3 000 cas annuels, représente une part importante de ces cancers liés au HPV.
Mesures à prendre
Connaître les recommandations de vaccination et y adhérer est crucial pour réduire le fardeau des maladies associées au HPV. Il est essentiel que les parents et leur progéniture soient informés des options de vaccination et de leur importance pour prévenir ces maladies à long terme.
L’accès élargi au vaccin Gardasil 9 constitue une avancée dans la lutte contre les maladies liées au HPV, assurant une protection accrue à la jeunesse et contribuant à une meilleure santé publique globale. Les efforts combinés des autorités de santé publique et des professionnels médicaux continuent de se concentrer sur la prévention et l’éducation pour minimiser l’impact du papillomavirus humain.

