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Cet hiver, retrouvons le réflexe qui protège : masque, mains propres et air renouvelé

Face aux vagues hivernales de grippe, bronchiolite et Covid-19, l’adoption des gestes barrières reste essentielle pour protéger les plus vulnérables et limiter la pression sur le système de santé. Masque dès les premiers symptômes, lavage régulier des mains et aération fréquente des pièces sont des réflexes simples et efficaces à réactiver dès maintenant.

Cet hiver, retrouvons le réflexe qui protège : masque, mains propres et air renouvelé

Chaque hiver, les infections respiratoires aiguës — grippe, bronchiolite, Covid-19 et autres virus saisonniers — entraînent une hausse des consultations, des hospitalisations et parfois des décès, en particulier chez les personnes âgées et fragiles. L’hiver 2024-2025 a rappelé cette réalité : une épidémie de grippe précoce, plus longue et plus sévère que la moyenne, a fortement pesé sur le système de santé. Pour limiter la transmission et protéger les plus vulnérables, il est essentiel de remettre en pratique des gestes simples et efficaces : porter un masque dès les premiers symptômes, se laver régulièrement les mains et aérer les pièces.

Pourquoi réactiver les gestes barrières ?

Les gestes barrières complètent les mesures préventives comme la vaccination. Ils réduisent la diffusion des virus, protègent l’entourage (famille, collègues, personnes âgées) et contribuent à diminuer la pression sur les structures de soin. Pourtant, les observations récentes montrent une baisse de leur adoption : une étude réalisée en 2024 indiquait que la majorité des personnes respectaient moins ces gestes qu’au début de la pandémie de Covid-19, et que le port du masque en cas de symptômes était particulièrement délaissé.

Remettre en place ces réflexes permet :

  • de réduire la transmission des infections respiratoires au sein des foyers et des lieux collectifs ;
  • de limiter les absences scolaires et professionnelles causées par la maladie ;
  • de protéger les personnes à risque de formes graves (personnes âgées, personnes immunodéprimées, femmes enceintes, nourrissons) ;
  • de préserver la capacité des services de santé à prendre en charge les cas graves.

Les trois gestes essentiels et comment les mettre en pratique

1. Porter un masque dès les premiers symptômes

Mettre un masque dès l’apparition de symptômes respiratoires (toux, éternuement, fièvre, écoulement nasal) protège immédiatement les autres. Le masque réduit la projection de gouttelettes contenant des virus.

Conseils pratiques :

  • Choisir un masque de bonne qualité : masque chirurgical ou masque de type FFP2 lorsque le risque est plus élevé (contact rapproché avec une personne vulnérable, milieu de soins, forte circulation virale).
  • Porter le masque correctement : couvrir le nez, la bouche et bien ajuster les côtés sans laisser d’espace important.
  • Remplacer le masque dès qu’il est humide ou sale et jeter les masques jetables après usage ; laver régulièrement les masques réutilisables selon les recommandations du fabricant.
  • Continuer à porter un masque lors de visites auprès de proches fragiles, en cas d’isolement impossible (transports en commun, salles d’attente) et dans les lieux de soins.

2. Se laver les mains souvent et correctement

Le lavage des mains élimine les virus présents sur les mains et évite de les transférer aux muqueuses (bouche, nez, yeux). Un lavage fréquent, réalisé de façon efficace, reste l’un des gestes les plus simples et les plus puissants.

Technique recommandée :

  1. Mouiller les mains et appliquer du savon.
  2. Frotter paumes, dos des mains, espaces interdigitaux, bouts des doigts, pouces et ongles pendant au moins 20 secondes (le temps de chanter deux fois une courte comptine).
  3. Rincer et sécher avec une serviette propre ou un séchoir.

Si l’accès à l’eau et au savon est impossible, utiliser une solution hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool. Attention : la solution hydroalcoolique ne doit pas être utilisée sur des mains visiblement sales ou grasses.

3. Aérer régulièrement les pièces

La ventilation réduit la concentration en aérosols et en particules virales présents dans l’air intérieur. Aérer est un geste simple, efficace et peu coûteux pour améliorer la qualité de l’air et diminuer le risque de transmission.

Bonnes pratiques :

  • Aérer chaque pièce plusieurs fois par jour, idéalement 10 à 15 minutes en créant un courant d’air (fenêtres opposées ouvertes quand cela est possible).
  • En présence d’une personne symptomatique, aérer plus fréquemment et laisser une ventilation continue si possible (ventilation mécanique contrôlée, faible renouvellement d’air).
  • En transports en commun ou lieux clos, favoriser les moments où les portes ou fenêtres peuvent rester ouvertes, et limiter le temps passé dans des espaces très fréquentés si vous êtes symptomatique.

Dans quels lieux et à quels moments appliquer ces gestes ?

Ces gestes doivent être adaptés au contexte : à la maison, au travail, en crèche, à l’école, dans les transports ou dans les lieux de soin.

  • À la maison : si un membre présente des symptômes, porter un masque, aérer les pièces régulièrement, ventiler les chambres et espaces de vie, limiter les contacts avec les personnes fragiles.
  • Au travail et à l’école : respecter les règles d’hygiène, aérer les salles de réunion et les classes, encourager les personnes symptomatiques à rester chez elles et à porter un masque si elles doivent sortir.
  • Dans les transports et lieux publics : porter un masque si vous êtes malade, éviter les heures de pointe si possible et se laver les mains après contact avec des surfaces communes.
  • Lors des visites à des personnes fragiles (EHPAD, hospitalisation) : respecter les consignes du lieu, porter un masque et limiter les contacts rapprochés si vous avez des symptômes.

Qui sont les personnes les plus concernées par la prévention et la vaccination ?

Les populations à risque doivent être particulièrement protégées. La campagne de vaccination automnale 2025-2026, qui a débuté le 14 octobre 2025 et se poursuit jusqu’au 31 janvier 2026, cible prioritairement :

  • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes atteintes de maladies chroniques ;
  • les résidents en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et les professionnels de santé.

Pour les personnes de 65 ans et plus, il est recommandé, quand cela est possible, d’utiliser des vaccins adaptés comme Efluelda (dose haute) ou Fluad (vaccin adjuvanté), bien que les vaccins à dose standard restent également utilisables. La vaccination réduit le risque de forme grave et d’hospitalisation et constitue une protection complémentaire importante aux gestes barrières.

La campagne de prévention : rappeler les gestes au plus grand nombre

Pour inciter chacun à retrouver ces réflexes, une campagne de prévention a été lancée le 25 octobre 2025. Elle diffuse des messages autour des trois gestes clés au moyen de spots télévisés et radios, d’affichages dans les lieux de passage (gares, métros, hôpitaux, cliniques, maisons de santé) et de contenus numériques. Jusqu’à février 2026, des messages ciblés seront adressés aux populations les plus vulnérables avec des précisions pédagogiques (modalités de port du masque, recours à la solution hydroalcoolique en l’absence de savon, conseils d’aération adaptés, etc.).

Intégrer ces gestes dans le quotidien : réflexes simples à adopter

  • Prévoir toujours quelques masques dans son sac ou sa poche en saison hivernale.
  • Installer un rappel pour aérer matin et soir, ou lorsqu’un visiteur symptomatique a été présent.
  • Mettre à disposition du savon et/ou une solution hydroalcoolique à l’entrée des domiciles et des lieux partagés.
  • Encourager les collègues et les proches à rester à domicile s’ils présentent des symptômes et à consulter si nécessaire.

Conclusion

Les gestes barrières — porter un masque dès les symptômes, se laver les mains régulièrement et aérer les pièces — sont des mesures simples, peu contraignantes et puissantes pour limiter la circulation des virus en période hivernale. Ils protègent l’entourage, réduisent le nombre de cas graves et participent à préserver les capacités des services de santé. En réactivant ces réflexes dès aujourd’hui, chacun contribue à une saison hivernale plus sûre pour tous, en particulier pour les personnes les plus vulnérables.

Retrouvons ces gestes : ils sauvent des vies et allègent la pression sur notre système de santé.

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