La pollution de l’air demeure l’un des risques environnementaux les plus pressants pour la santé humaine au niveau mondial. En 2021, elle était identifiée par l’Institute of Health Metrics and Evaluation comme le second facteur de risque de mortalité. En France, le Programme de Surveillance Air et Santé (PSAS), dirigé par Santé publique France depuis 1997, s’emploie à surveiller les effets de la pollution atmosphérique sur la santé et à évaluer les bénéfices des politiques de gestion de l’air.
Le Bilan Actuel de la Pollution en France
Malgré des améliorations continues, la qualité de l’air en France présente encore des défis considérables. Le rapport annuel de 2023 sur la qualité de l’air, publié par le ministère de l’Écologie, révèle une amélioration significative grâce à la réduction des émissions de polluants. Cependant, des dépassements de normes subsistent, notamment pour l’ozone. La directive européenne sur la qualité de l’air de 2024 fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, rendant nécessaires des efforts soutenus pour atteindre ces nouveaux standards.
L’Impact Sanitaire de la Pollution de l’Air
Santé publique France estime qu’environ 40 000 décès par an sont imputables à l’exposition aux particules fines (PM2.5), entraînant un coût économique de 130 milliards d’euros. Cette exposition est également associée à l’aggravation de diverses maladies, y compris l’asthme chez les enfants, où près de 30 000 nouveaux cas par an pourraient être évités si les niveaux de particules fines respectaient les recommandations de l’OMS.
Complexité et Influence de l’air Intérieur
L’air intérieur peut être plus pollué que l’air extérieur en raison du transfert de polluants dans les bâtiments. Étant donné que les individus passent plus de 80% de leur temps en intérieur, la qualité de ces environnements doit être une priorité sanitaire. Les politiques de qualité de l’air visent également à améliorer la qualité de l’air intérieur, réduisant l’exposition aux polluants et améliorant ainsi la santé publique.
Vers des Solutions Durables
Il est crucial de poursuivre les efforts pour réduire la pollution de l’air à travers des actions collectives et individuelles. Par exemple, diminuer la circulation routière libère des espaces qui peuvent être réaménagés pour promouvoir des activités physiques et des interactions sociales tout en atténuant les nuisances sonores et les îlots de chaleur.
Santé publique France continue de produire des données précieuses pour orienter les décisions locales et nationales. Des formations sur les Évaluations Quantitatives d’Impact sur la Santé (EQIS) sont organisées pour appuyer les initiatives locales, permettant aux collectivités de mesurer l’impact des mesures de réduction de la pollution.
Conclusion
Pour un avenir durable et sain, réduire la pollution de l’air doit rester une priorité. Chaque mesure d’amélioration de la qualité de l’air contribue à une meilleure santé publique, entraînant ainsi des bénéfices économiques et sociétaux significatifs. Il incombe à chacun d’agir pour un environnement plus propre, plus sain et plus sûr pour les générations futures.

